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Logiciel du marché ou sur-mesure : comment trancher ?

La question n'est pas le prix, c'est de savoir qui se plie à qui. Une règle simple permet de trancher, et une histoire vraie montre ce qui arrive quand on attend trop longtemps.

La question est mal posée quand on la pose en euros. Un logiciel du marché coûte un abonnement, un sur-mesure coûte un développement : la comparaison semble évidente, et elle est fausse, parce qu'elle oublie ce que coûte le fait de travailler autrement qu'on ne le devrait.

La vraie question est : qui se plie à qui ? Soit le logiciel épouse votre métier, soit votre métier s'aligne sur le logiciel. Les deux se défendent — mais il faut choisir en connaissance de cause, et non par défaut.

Quand le logiciel du marché est le bon choix

Dans la majorité des cas, et je le dis en vendant du sur-mesure. Un outil établi vous apporte des années de corrections, une conformité tenue à jour, et des mises à jour que vous ne payez pas à l'unité.

Il est le bon choix quand :

Le signal qui doit vous alerter

Il tient en une phrase, et vous l'avez déjà entendue : « on fait comme ça parce que le logiciel ne permet pas autrement ».

Tant qu'elle porte sur des détails, tout va bien. Le jour où elle porte sur le cœur de votre métier — la façon dont vous répartissez le travail, dont vous facturez, dont vous suivez une mission — vous ne payez plus un abonnement : vous payez le droit de mal travailler.

Ce coût-là ne figure sur aucune facture. Il se lit dans les tableurs parallèles, les doubles saisies, les post-it, et les gens qui restent le soir.

Une histoire vraie

Une société de dépannage automobile utilisait un logiciel qui fonctionnait très bien — mais qui n'évoluait plus. Chaque demande de modification prenait un temps considérable et se terminait par un refus : pas assez de clients demandaient la même chose. Les utilisateurs devaient se soumettre au logiciel.

Nous avons repris chaque métier un par un — dispatch, chauffeurs, fourrière, facturation — et reconstruit une application de A à Z pour que tout coulisse mieux, avec les automatisations qui permettent d'optimiser les coûts.

Le point important n'est pas qu'on ait développé sur-mesure. C'est l'ordre : un métier à la fois. Pas un grand projet de dix-huit mois avec une bascule le jour J, mais des morceaux qui entrent en service l'un après l'autre, chacun utilisable seul.

Voir cette application et les autres →

Comment trancher, concrètement

Trois questions, dans cet ordre. La première suffit souvent.

1. Ce qui vous gêne est-il de la configuration ? Faites d'abord le tour du paramétrage de l'outil existant. Dans mon expérience, la moitié des « il faut changer de logiciel » se règlent là, pour beaucoup moins cher.

2. L'éditeur peut-il le faire, et le fera-t-il ?Demandez-lui. Un « non » clair vaut mieux qu'un « peut-être » qui vous fait attendre deux ans. C'est ce « peut-être » qui coûte le plus cher.

3. Est-ce là que vous vous distinguez ? Si le processus en question est ce qui vous rend meilleur que le voisin, il mérite un outil à lui. Si c'est de l'administratif, prenez ce qui existe.

La solution qu'on oublie

Ce n'est presque jamais tout l'un ou tout l'autre. Le montage qui marche le mieux garde un outil du marché pour ce qui est commun — la comptabilité, la facturation, la TVA, où personne n'a intérêt à réinventer — et développe uniquement le cœur de métier, branché dessus.

C'est ce que je fais pour la plupart de mes clients : Odoo garde la facturation, et l'application métier fait ce qu'Odoo ne saura jamais faire pour eux. Vous ne payez du sur-mesure que là où il vous rapporte.

Décrivez-moi ce qui bloque. Si c'est de la configuration, je vous le dis — c'est plus rapide et moins cher, et ça m'évite de vous vendre quelque chose dont vous n'avez pas besoin.

Vingt minutes, sans engagement

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